Depuis toujours, le dessin est mon langage secret, celui par lequel je traduis le monde qui m’entoure. Artiste autodidacte, je laisse mes émotions prendre forme à travers mes mains, au fil des traits et des couleurs. Le silence du confinement m’a offert un espace de création précieux — un temps suspendu où j’ai pu explorer de nouvelles techniques, approfondir mes gestes, et dialoguer plus intimement avec ma sensibilité artistique. La nature est ma muse. J’y puise l’inspiration, observant la délicatesse d’une feuille, le regard d’un animal, la lumière qui caresse un pétale. Chaque œuvre devient alors un hommage à cette beauté fragile, une tentative de capturer ce que l’œil voit et que le cœur ressent. Huile, acrylique, crayons de couleur : j’aime naviguer entre les matières et leurs vibrations. Mais c’est au stylo bille que je trouve aujourd’hui ma voix la plus sincère. Ce médium exigeant, qui ne tolère aucune erreur, m’invite à une concentration méditative, à une rigueur presque chorégraphique du geste. Lorsque je ne dessine pas, j’arpente les chemins, le téléphone à la main. Mes clichés deviennent des esquisses d’inspiration, des fragments de nature que je réinvente ensuite sur le papier, comme pour prolonger une rencontre, un souffle, une émotion.